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EN ARDECHE VERTEsigle CdA
vue générale du village de Lalouvesc

Au service de la promotion de l'art en Ardèche depuis 1989, l’association Carrefour des Arts réunit des bénévoles amoureux des arts et désireux de faire partager leur passion à un large public.

 
Les Artistes du Carrefour des Arts
   
Juan KAWASHIMA , peintures
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Né à Jauja au Pérou, de père Japonais et de mère Péruvienne, Juan KAWASHIMA a fait ses études supérieures à l'Université Nationale du Centre du Pérou à Huancayo en 1972.  Il réalise ses premières expositions personnelles à Lima, dans différentes institutions culturelles.

En 1988, invité par la Chambre de Commerce de Lyon, il réalise plusieurs expositions en France.

En 1989, c'est l'Université du Costa Rica qui le sollicite. Il y reste un an, le temps de plusieurs exposions.

Puis il revient en France.



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Ses recherches continuent, son message mûrit, son art tend vers l'abstrait. Charmé par la Drôme et l'Ardèche, il s'installe à Viviers, où il a retrouvé, dit-il, en terre volcanique, sa profondeur et ses racines. "Je ne suis bien et vivant et sensible que sur ces terres qui vibrent par en dessous, vous apportent leur charge électrique ou magnétique et sont riches d'inspiration".

Depuis 1990 Juan KAWASHIMA a réalisé plus d'une trentaine d'expositions individuelles en France. Il avait déjà exposé  au Carrefour des Arts en 1992, où sa peinture haute en couleur, forte en densité, riche de vie et de rythmes, de musiques, de ciels, de profondeurs avait eu un grand succès. Il nous revient avec une œuvre enrichie, diversifiée et plus enthousiasmante que jamais.
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On distingue dans l'œuvre de KAWASHIMA trois phases, non positionnées dans le temps mais distinctes dans l'inspiration.
Tout d'abord un travail figuratif où l'artiste plonge dans ses racines pour nous amener à une découverte de son pays. Au-delà des images classiques d'un peuple riche en couleurs, KAWASHIMA nous offre une perception plus sensible des hommes et des femmes de l'Altiplano. Si les couleurs laissent transparaître l'expression d'un certain optimisme, les regards ne trompent pas. Les douleurs de l'Amérique latine sont là, dans ces visages et ces regards empreints de souffrance. KAWASHIMA n'est pas vendeur de cliché touristique. Son oeuvre figurative est là pour nous faire toucher du doigt la tragédie de peuples d'Amérique latine opprimés depuis des siècles. Pour nous dire aussi l'espoir que peut leur apporter l'exportation de son art. A ce titre, KAWASHIMA se pose en messager de son peuple pour le faire découvrir, comprendre, aider, au travers d'une oeuvre artistique exceptionnelle.



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La phase figurative de l'oeuvre de KAWASHIMA présente quelques digressions à son message fondamental, comme pour mieux nous démontrer son talent: chevaux camarguais, paysages d'Ardèche, poupées miniatures, natures mortes...
Bien entendu, il y a un lien entre la première et la deuxième phase de l'œuvre de KAWASHIMA: les racines. Car jamais il ne rompt le lien avec son peuple. Son travail sur les oiseaux est la résultante d'une déchirure. Parti de son pays pour jouer son rôle de messager, il réalise un véritable envol. Loin des siens, son inspiration le pousse vers une métamorphose  intellectuelle: il est oiseau... et se rapproche de ses racines les plus profondes, la mythologie andine ou l'oiseau est omniprésent. Ici son travail est exceptionnel de légèreté, de finesse, de fragilité même et nous permet de nous rapprocher des civilisations disparues, mystérieuses parfois, que furent les NAZCA, TIAHUANACO (autour de l'an 1.000) et dont l'art a pour principale caractéristique une représentation symbolique à base de motifs zoomorphes : oiseaux, dragons, poissons, animaux divers.


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C'est sans doute une partie de l'oeuvre de KAWASHIMA où s'exprime le plus sa sensibilité, son intelligence, sa maîtrise technique. Celle à laquelle il est peut-être le plus attaché car elle est le véritable lien avec sa culture, son passé profond, ses ancêtres tellement créatifs.
Dans sa troisième phase, l'artiste fait éclater le dilemme qui l'habite. Etre déraciné n'est pas simple - même si la vie est douce en Ardèche - Entre l'appel de ses racines et son envol pour aller porter les messages d'une autre culture, l'artiste est déchiré. Et il y a ces forces - telluriques selon lui - qui l'attirent, le bousculent. Appel d'un autre peuple? Nouvelle inspiration? En réalité une synthèse sous forme d'abstraction. Bien sûr, il ne peut renier d'aller puiser son inspiration encore une fois dans le passé. La civilisation HUARI - ou WARI - (post NAZCA) par exemple qui a laissé quelques mystérieuses traces architecturales et des représentations graphiques rectilignes que KAWASHIMA affectionne particulièrement. Mais pour lui, il s'agit véritablement d'une synthèse entre trois périodes qui n'en sont pas. Car les trois phases de KAWASHIMA ne s'inscrivent pas dans des périodes figées. Le peintre travaille selon son inspiration, parfois sur trois oeuvres totalement différentes... mais pour lui tellement complémentaires.




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JUAN KAWASHIMA NOUS PARLE DE SON ŒUVRE

Mon travail se rapporte essentiellement au thème de l'homme. Il ne s'agit pas de l'individu, mais de l'homme indo-américain dont les racines naissent dans un langage immortel qui a dominé toutes les époques par l'expression de son art aux multiples visages.
Tant les habitants de notre terre que les étrangers s'accordent à reconnaître et à démontrer la force universelle de la culture indo-américaine. Bien que celle-ci paraisse isolée, ses vertus s'harmonisent avec celles de toutes les latitudes et époques, qui ont su généralement créer de puissantes expressions artistiques.


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En tant que peintre appartenant à cette culture, je développe mon travail dans le souci de trouver des réponses à une série de questions latentes: Comment naquit cette relation cosmico-tellurique qui a caractérisé la vision de notre ancêtre péruvien? De nos jours, que reste-t-il de cet homme et comment s'exprime son héritage? Que reste-t-il aux hommes de nos villes de ce patrimoine antérieur à l'arrivée des caravelles espagnoles?  Comment faire renaître et perpétuer cette culture pour la transmettre aux générations à venir?
Ces quelques interrogations, et l'effort d'y répondre en peignant, nous font reconnaître le privilège d'être sur cette terre. En assurant cette responsabilité artistique, culturelle et historique, nous serons dignes devant nos enfants et les générations futures qui viendront s'enrichir de notre travail pour le perpétuer.
Je crois également que cet héritage se dévaloriserait sans la reconnaissance de nos essences tellurico-culturelles qui font partie de la personnalité de notre continent. Il revient donc aux artistes et aux créateurs en général, de préserver cette personnalité.  Je crois donc à la nécessité du travail artistique. C'est ce que je tente modestement de traduire par mon oeuvre, dans l'expression optimum de l'équation Homme–Milieu-Cosmos.

Juan KAWASHIMA


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